trafic de cadavres
Sign in to saveAlso known as Body-snatching, Body snatching, Grave Robbing
enlèvement secret des cadavres des sites d'inhumation
Research
128 papers- Body Snatching-Resurrectionists-The Remedy.The North-Western medical and surgical journal · 1857
- Body-snatching flies.Scientific American · 2012
- BODY SNATCHING IN BRITAIN.Marquette medical review · 1964
- Body-snatching in Ontario.Canadian bulletin of medical history = Bulletin canadien d'histoire de la medecine · 1988
- Unique aspects of competitive weightlifting: performance, training and physiology.Sports medicine (Auckland, N.Z.) · 2012
via PubMed
Wikidata facts
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- grave robbery
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- Category:Body snatching
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- Encyclopædia Britannica 11th edition
Sources (1)
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Article · Français
Le trafic de cadavres est une activité dont l'objectif est la mise à disposition de cadavres humains à ceux qui étudient l'anatomie ou pour en faire des poudres supposées avoir des vertus médicinales. Motivé par l'engouement pour la (en), poudre issue des momies égyptiennes, ou par les dissections publiques pratiquées dans les théâtres anatomiques à compter du milieu du XVIe siècle, il donna lieu à toutes sortes de vols (vol de cadavres de pauvres avant leur inhumation, subtilisation de pendus, détournement de corps morts dans les hôpitaux) et de commerces dont on trouve des traces nombreuses dans la littérature de l'époque, notamment la violation de sépultures par des mercenaires payés par les anatomistes les plus fortunés (tel Vésale ou Gunther von Hagens dont la provenance des cadavres pour son exposition Body Worlds prête à controverse) voire des crimes pour vendre le corps à l'anatomiste. Un moyen de se prémunir contre ce trafic pour les familles du défunt était de prolonger la veillée funèbre afin que la putréfaction du cadavre rende difficile voire impossible son utilisation par les anatomistes. En France, la violation des sépultures pouvait entraîner une peine d'emprisonnement d'un an et une forte amende Le trafic de cadavres se distingue du trafic de condamnés à mort dont l'exécution pouvait consister en une vivisection humaine. S'ils en réchappaient, ils étaient graciés, à l'instar des condamnés qui survivaient à la pendaison. L'anatomiste Jean Riolan raconte que son père ou lui-même ont vu des pendus « ressuscités » sur la table de dissection. Ce trafic de condamnés fit l'objet de pratiques cyniques avec des condamnés qui étaient plusieurs fois exécutés pour ne pas être graciés et que leur corps fût mis à disposition des prosecteurs.
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