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Georges Charpentier

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Also known as George Charpentier

French publisher and journalist

Person · Open Library

Works
3

Top works

  • L'assommoir
  • Centimes additionnels généraux, départementaux et communaux
  • Trente années d'amitié, 1872-1902

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Described at

CHARPENTIER Georges (FR) - Agorha

Georges Charpentier (1846-1905) est un éditeur au tempérament d’artiste et de lettré, ami intime d’Émile Zola (1840-1902), mécène des impressionnistes, habitué des premières et des salons.

agorha.inha.fr

Georges Charpentier (1846-1905) est un éditeur au tempérament d’artiste et de lettré, ami intime d’Émile Zola (1840-1902), mécène des impressionnistes, habitué des premières et des salons. Prenant la suite de son père Gervais Charpentier (1805-1871) en 1871, il dirige la maison d’édition familiale qu’il doit céder à son associé Eugène Fasquelle en 1896 (Serrepuy-Meyer V., 2005). L’éditeur se dote d’une arme originale pour donner à son nom un prestige incontesté : le salon de son épouse Marguerite Charpentier (1848-1904). Elle y convie les artistes et les auteurs les plus divers qui côtoient les ténors du parti républicain et le grand monde parisien. Des soirées littéraires du début des années 1870 autour de Flaubert jusqu’aux réunions du camp dreyfusard, le salon Charpentier constitue une figure essentielle de la vie mondaine parisienne (Meyer V., 2009 ; Meyer V., 2020). Portrait de Georges Charpentier, par Émile Zola, photographie, avant 1905. Wikimedia Commons. Ce goût pour les objets japonais est confirmé par Pierre-Auguste Renoir (1841-1919), dont les propos sont rapportés par Ambroise Vollard (1866-1939) : « Les salles de réception étaient entièrement décorées avec des japonaiseries, selon la mode d’alors » (Vollard A., 1938, p. 196). Faut-il déceler dans les propos du peintre une pointe d’ironie qui souligne le phénomène de mode ? Les Charpentier sont proches des premiers collectionneurs d’art japonais et ne manquent pas de s’inspirer d’eux pour introduire des objets japonais dans la décoration de leur intérieur. Pour meubler leur nouvel intérieur, rue de Grenelle, Marguerite fait appel à Philippe Burty (1830-1890), collectionneur et historien de l’art japonais. Celui-ci lui apporte ses conseils le 1er novembre 1875 : « Chère madame, Je suis bien fier que vous ayez pensé à moi à propos de l’appartement japoniste que vous méditez. […]. Vous savez mieux que moi que les Japonais se tiennent sans cesse sur leurs genoux, que les Japonais s’assoient, sans intermédiaire, sur des nattes. C’est trop peu pour nous. Mais vous pourriez entrer hardiment dans le système des divans, avec coussins comme accoudoirs. C’est en somme très pratique. On ferait beaucoup avec quelques robes désourlées et retaillées selon le besoin. […] Edmond de Goncourt vient de se faire un plafond avec une robe d’acteur. C’est merveilleux. Vous pouvez lui voler son idée. Il est très myope. […] Pour les murs, on encadrerait dans un [?] rouge antique quelques-uns uns de ces rouleaux de papier dessinés et aquarellés qui sont de vrais tableaux, fleurs, oiseau, … Voici, en hôte, quelques notes. Votre instinct de Parisienne vous en dira bien plus long que mes gravures que je vous prêterai » (Burty, 1875). Deux jours plus tard, Edmond de Goncourt (1822-1896) propose à son tour ses services à l’éditeur : « J’ai appris par Burty, mon fils en japonaiseries, que Madame Charpentier était en train de réaliser un boudoir japonais ; si elle avait le désir de voir deux pièces meublées dans ce goût, je me tiendrais à sa disposition. » (Goncourt, 1875) Cependant, rapidement, le ton se fait plus ironique. Dans son Journal , il note le 24 novembre 1876 : « V’la Madame Charpentier qui se met à la Japonaiserie et qui achète des éléphants ! » (Goncourt, 1989). En 1876, ils commandent à Renoir des panneaux peints pour décorer la cage d’escalier de leur hôtel particulier (démoli en 1926). Ils ont figuré dans la collection Otto Gerstenberg (1848-1935) de Berlin, puis ont été saisis par les troupes soviétiques, ce qui explique leur présence actuelle au musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg (Adriani G., 1999, p. 38). On peut supposer que l’objectif de Renoir était de rendre l’atmosphère de l’intérieur et d’évoquer les maîtres de maison venant accueillir leurs invités, sans pour autant rechercher une ressemblance exacte. Edmond Renoir (1849-1944), le frère du peintre, pose pour la figure masculine et Marguerite Legrand (?-1879), le principal modèle de Renoir à cette époque, pour s

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Wikidata facts

Instance of
human
Family name
Charpentier
Gender
male
Citizenship
France
Place of death
Paris
Occupation
art collector
Languages spoken
French
Native language
French
Movement
naturalism
Image
Émile Zola - Photo de Georges Charpentier.jpg
Show 7 more facts
date of birth
1847-12-22
date of death
1905-11-15
Commons category
Georges Charpentier
name in native language
Georges Charpentier
birth name
Georges Auguste Charpentier
Sources (3)

via Wikidata · CC0