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Mathurin Moreau

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Also known as math. moreau, m. moreau, Moreau

sculptor from France (1822-1912)

Person · Open Library

Born
1799
Died
1881
Works
4

Top works

  • Le monde des coquins
  • Du problème de la misère et de sa solution chez les peuples anciens et modernes
  • Le monde des coquins
  • Les gaulois, nos aïeux

via Open Library + Wikidata

Described at

Mathurin Moreau | Association Mathurin

Biographie de l'artiste Mathurin Moreau

association-mathurin.fr

C’est dans cette maison qu’a vécu et qu’est décédé, le 14 février 1912, Mathurin Moreau, sculpteur qui fut aussi le premier Maire élu du XIXème arrondissement. Sa notoriété était alors suffisante pour que son nom soit donné à l’une des grandes artères parisiennes quelques mois à peine après son décès : par arrêté du 16 juillet de la même année la rue Priestley devenait l’avenue Mathurin Moreau. Enfin, les générations de Parisiens qui se sont unis à la Mairie du XIXème arrondissement ignorent sans doute que le personnage à l’air grave qui officie sur l’immense tableau dominant la salle des mariages n’est autre que ce même Mathurin Moreau. Cette œuvre commandée au peintre Henri Gervex et achevé en 1882 le montre en effet dans ses habits de maire, présidant au mariage de son fils. Dans l’assistance, on reconnaît Gervex lui-même mais aussi Émile Zola et Édouard Manet, témoignage des amitiés politiques et artistiques de l’élu. Mathurin nait le 18 novembre 1822 à Dijon. Son père, Joseph, fils d’un serrurier, est lui-même sculpteur. Sa renommée ne vient pas de ses œuvres originales mais de ses travaux de restauration, dans une France qui essaye de réparer les dommages causés au patrimoine par la Révolution. Dès 1819, âgé de 22 ans, Joseph est appelé à participer à l’un des principaux chantiers dijonnais : la restauration des tombeaux des Ducs de Bourgogne. En 1793 en effet, les autorités révolutionnaires avaient décrété « que ces tombeaux seront détruits comme étant des monuments de despotes, que ces figures qui représentent ces anciens ducs seront réduites en blocs, que les tablettes et figures de chartreux seront conservées et déposées dans un lieu convenable. ». Malgré ces mesures de conservation, il ne restait que 70 pleurants sur les 80 d’origine. Outre la remise en état des gisants, des anges situés à leur tête et des angelots, Joseph sculpta donc 7 des 10 chartreux manquants, n’hésitant pas à en faire des représentations de lui-même et de ses compagnons responsables du chantier. Son autoportrait levant la main vers son oreille avait été qualifié en 1839 par Victor Hugo de « plus plaisant du monde » mais il n’en fut pas moins retiré avec ses neuf compagnons en 1932, lors d’une restauration plus fidèle à l’original car s’appuyant sur des dessins anciens. Alors que Joseph, pour des raisons notamment financières, n’a effectué que peu de déplacements hors de sa région, Mathurin remporte un prix départemental des beaux-arts, doté de 800 francs par an pendant trois ans. Cette somme lui permet de partir pour Paris cette même année 1841 et il entre à l’École des Beaux-Arts, élève de Jules Ramey et Auguste Dumont (ce dernier est l’auteur du Génie de la Bastille). En 1845, le thème est Thésée puis, l’année suivante, un sujet plus rare : Mézence soignant sa blessure, extrait de l’Enéide. Selon Ovide, Mézence, roi étrusque, était connu pour sa cruauté : « Il allait même, en guise de torture, jusqu’à lier des cadavres à des vivants, mains contre mains et visages contre visages et ces êtres, en se liquéfiant en pus et pourriture, trouvaient ainsi une mort lente dans une affreuse étreinte. ». Ce roi cruel fut blessé par Énée. Son fils Lausus, pour le protéger, se précipita contre ce dernier et fut tué. Énée, touché par sa piété filiale, rendit son corps à son père qui, désespéré, lava ses blessures et reprit le combat pour être à son tour abattu par son adversaire. Quoi qu’il en soit, Mathurin se glisse sans difficulté apparente dans le Second Empire. Il connaît un succès croissant. En 1855, l’Été, présenté à l’Exposition Universelle de Paris, lui vaut une médaille et son achat par l’État lui apporte 5000 francs, somme importante qu’il consacre à un voyage à Rome avec son épouse. Selon la revue Les hommes d’aujourd’hui qui lui consacra un numéro : « la vue des mœurs de cette capitale ne put que confirmer ses opinions anticléricales. Il n’en parla jamais qu’avec le dégoût le plus profond. Par contre il ne tarit pas sur les beautés artis

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Wikidata facts

Instance of
human
Gender
male
Citizenship
France
Place of birth
Dijon
Place of death
Paris
Occupation
politician
Languages spoken
French
Image
Mathurin Moreau 1822-1912.jpg
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name in native language
Mathurin Moreau
Commons category
Mathurin Moreau
date of birth
1822-11-18
date of death
1912-02-14
Commons Creator page
Mathurin Moreau
Commons gallery
Mathurin Moreau
has works in the collection
Musée d'Orsay
Sources (4)

via Wikidata · CC0

Works in European collections

1 object attributed to Mathurin Moreau, held across European museums, libraries & archives · via Europeana