
Ninja Combat · RAWG · Courtesy of RAWG
Ninja Combat - Grospixels
grospixels.com →Lorsque les premières bornes neo-geo MVS firent leur apparition en France, les joueurs eurent l'occasion d'être doublement surpris : non seulement ils faisaient face à un nouveau standard pour la réalisation des jeux d'arcade, mais il leur fallait en plus choisir un titre parmi tous ceux disponibles sur une seule et même machine, le MVS (pour Multi Video System) permettant d'installer jusqu'à 6 cartouches en fonction du nombre de slots présents sur la borne. Voilà pour le scénario qui, s'il ne marquera pas les mémoires, a cependant donné l'opportunité aux développeurs de nous offrir quelques idées originales. Pourtant, on reste bien dans le jeu de baston pur et dur lorsque le héros ramasse une arme abandonnée sur le terrain ou dissimulée dans les éléments du décor (nunchaku, hache, massue, hallebarde....), ce type d'accessoires s'utilisant exclusivement au corps à corps, comme l'illustrent les deux exemples ci-dessous : Les frères jumeaux Joe et Hayabusa sont les principaux protagonistes de l'histoire et constituent les personnages les plus équilibrés du jeu ; leur attaque à base de shurikens bénéficie d'une longue portée et eux seuls peuvent ramasser les armes blanches traînant sur le terrain. Ils ont un profil identique, excepté pour la magie, où le "Fire Dragon" de Joe est légèrement surclassé par le "Power Thunder" d'Hayabusa. Musashi a été fait prisonnier en tentant d'infiltrer seul la forteresse et ensorcelé par Genyohsai : le combat contre nos deux héros permet de rompre le sortilège et désormais ce farouche guerrier ne rêve que de prendre sa revanche... Musashi ne peut utiliser d'autres armes que ses 2 sabres mais ils lui sont bien suffisants, étant donné leur puissance. Sa magie "Lightning Warriors" peut faire pas mal de dégâts mais elle n'affecte qu'une aire limitée à l'écran. À chaque jeu de baston son bourrin et cette fois-ci c'est Gembu qui s'y colle. Homme de main du clan Shadow, il estime avoir été manipulé par Genyohsai et se retourne contre son ancien maître. Bien entendu, c'est Gembu qui dispose de la frappe la plus puissante mais celle-ci est d'une portée rikiki ! Cela en fait un personnage difficile à manier ; heureusement son mouvement spécial lui donne une très grande mobilité en lui permettant de charger rapidement n'importe quel adversaire, tandis que son coup de poing sauté immobilise les ennemis à proximité. Enfin, sa magie "Crushing Rocks", à défaut d'être esthétique reste un modèle d'efficacité. Les différents combattants disponibles peuvent se côtoyer dans un mode deux joueurs évidemment le bienvenu, mais sachez qu'il n'est pas possible de prendre 2 fois le même guerrier. Et maintenant, penchons-nous un peu sur les épreuves les attendant... Et puis, ne soyons pas trop sévères : les graphismes ainsi que les animations restent d'une qualité honorable pour un titre ayant participé au lancement du MVS ; en progressant dans les niveaux, on a même droit à quelques décors tout simplement magnifiques. Enfin, Ninja Combat comporte son lot réglementaire d'effets spéciaux : zooms (les wagons du grand huit, l'apparition du second boss...), effets d'étirements et de rotations appliqués à certains ennemis, etc. Sur le plan audio, le cahier des charges est largement assuré : explosions, cris des ennemis, impacts des armes..., tous les bruitages ont la pêche et exploitent pleinement les capacités du MVS ; petite cerise sur le gâteau, l'histoire est émaillée de quelques lignes de dialogues digitalisés. Bien sûr, ce n'est pas du Shakespeare mais tout ça reste rudement sympathique, aujourd'hui encore. Quant aux musiques, elles accompagnent efficacement l'action et on ne leur demande pas plus !
Excerpt from a page describing this subject · 16,357 chars · not written by Vinony
via Wikidata · CC0
Discovered by embedding cosine similarity (sentence-transformers MiniLM, 384-dim).