Félix Tisserand
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French astronomer (1845-1896)
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- Recueil complémentaire d'exercices sur le calcul infinitésimal
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Vie et travaux de Félix Tisserand - Sciences.gloubik.info
( Notice lue dans la séance annuelle de l'Académie des Sciences du 18 décembre 1899 et publiée dans le numéro du 20 janvier 1900 de la Revue (...)
web.archive.org →Félix Tisserand est né le 11 janvier 1845, à Nuits-Saint-Georges. Son père était tonnelier, profession importante dans une contrée de grands vignobles. Félix était de petite taille. Ses camarades à l’école primaire l’avaient surnommé la « petite fée », ils jouaient sur la rencontre des syllabes ; mais bien d’autres enfants s’appelaient Félix, lui seul était la petite fée. Son père, d’habitudes simples et modestes, ne souhaitait rien à ses enfants au delà de l’honnête et heureuse médiocrité dont pour lui-même il remerciait Dieu, respectant la science comme nécessaire et utile, et ne voyant dans les belles-lettres qu’un divertissement pour les oisifs. Dès l’âge de dix ans, les maîtres de Félix à Nuits-Saint-Georges n’avaient plus rien à lui apprendre, et formaient de lui les meilleures espérances. Après une année de mathématiques spéciales, à l’âge de dix-huit ans, il se présenta à l’École polytechnique et à l’École normale ; il réussit dans les deux épreuves. Entre ces deux carrières également conformes à son zèle pour la science, Tisserand n’hésita pas. Reconnaissant pour ses maîtres, rien ne lui paraissait plus désirable et plus beau que leur modeste carrière ; il opta pour l’École normale. Il choisissait bien, l’avenir l’a prouvé ; mais quoi qu’il décidât, le succès pour lui était certain. Quand on a l’esprit bon, ce qui est rare, n’en déplaise à Descartes, pour l’appliquer et en faire bon usage les occasions ne manquent jamais. Bon, cordial, capable de patience et de fermeté, Tisserand, en entrant à l’Observatoire, s’était promis d’ignorer les haines et les intrigues. Témoin pacifique d’une guerre sans cesse renaissante, sans entrer en révolte contre le grand astronome qui sut apprécier ses talents, il ne devint pas son ami. J’ai entendu, longtemps après, chacun d’eux parler de l’autre sans rancune ni amertume. Tisserand reprochait à Le Verrier de tourner trop souvent son obstination et sa force en sévérités inutiles, comme s’il prenait plaisir à justifier le mauvais vouloir opiniâtre qu’il ne pouvait plus accroître. Lorsque, cent ans après la mort de d’Alembert, on publia sa correspondance avec Lagrange, il fallut remplacer par des points quelques joyeusetés un peu libres, négligemment associées au nom des confrères qu’il n’aimait pas. Dans les correspondances officielles et privées échangées alors, si on les publie un jour, ce n’est pas un vocabulaire trop libre, mais des pages tout entières qu’il faudra rem placer par des points. L’aimable cité, amie des belles-lettres et célèbre dans les arts, avait rang déjà dans l’histoire de l’astronomie. De généreux donateurs, au siècle dernier, avaient fourni à d’habiles et savants ouvriers de la science les moyens d’observer son beau ciel. Les noms de Garipuy, de Darquier et de Vidal ne sont pas oubliés, mais leurs observatoires ont disparu. Dans le bâtiment officiel qui les remplace, depuis longtemps on observait peu. Pour relever une prospérité déchue, il fallait tout ranimer, tout créer, tout remettre en bon ordre. Le budget presque nul était un obstacle. Tisserand n’en fut pas découragé : « Je l’entends encore, a écrit son éminent successeur à l’Observatoire de Toulouse, me montrant plans en mains ce qu’il était possible de faire, m’expliquant ses projets, de son ton calme, simple et bon, avec une confiance dont l’optimisme eût étonné tout autre qu’un ami. » Il avait la foi ; il sut l’inspirer aux autres. Il n’en dut pas moins porter d’abord son ardeur vers les études les moins coûteuses, c’est la théorie que je veux dire, seul luxe possible dans la pénurie où l’on se trouvait. Il revint à la mécanique céleste. Les leçons faites à la Faculté des sciences, savante distraction dont il profitait lui-même, préparèrent un personnel d’élite. L’Académie des sciences Académie des sciences L’Académie des sciences et belles-lettres de Toulouse, prompte à honorer tous les mérites, s’empressa d’adopter le jeune maître. Tisserand fut un de ses membres les plus autorisés, et rencontr
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Wikidata facts
- Instance of
- human
- Given name
- François
- Gender
- male
- Citizenship
- France
- Place of birth
- Nuits-Saint-Georges
- Place of death
- Paris
- Occupation
- mathematician
- Position held
- director
- Educated at
- École Normale Supérieure
- Languages spoken
- French
- Academic degree
- Doctor of Science
- Doctoral student
- Henri Joseph Anastase Perrotin
- Field of work
- astronomy
- Image
- Portrait de François Félix Tisserand (1845-1896), directeur de l'Observatoire de Toulouse de 1874 à 1878 (MédiHAL 1700798) (cropped).jpg
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- described by source
- Brockhaus and Efron Encyclopedic Dictionary
- Commons category
- Félix Tisserand
- date of birth
- 1845-01-13
- date of death
- 1896-10-20
- name in native language
- Félix Tisserand
- birth name
- François Félix Tisserand
- manner of death
- natural causes
- cause of death
- cerebral hemorrhage
- place of burial
- Montparnasse Cemetery
- contributed to creative work
- Popular Science
- maintained by WikiProject
- WikiProject Mathematics
- student
- Guillaume Bigourdan
Sources (7)
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