
île dans la littérature géographique et imaginative arabe médiévale
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Waq-Waq est le nom qui, dans les ouvrages de géographie arabes du VIIIe au XIIIe siècle, désigne les populations de l'Asie du Sud-Est insulaire, c'est-à-dire les Indonésiens actuels. Dans le , en arabe Kitāb Gharā'ib al-funūn wa-mula' al-'uyūn, ouvrage anonyme compilé en Égypte dans la première moitié du XIe siècle, l'arbre waq-waq est un arbre fabuleux qui porte des fruits humanoïdes. Dans cet ouvrage, les pays des Waq-Waq est une terre fabuleuse située, parfois sur la côte est de l'Afrique, parfois en Asie du Sud-Est. Dès avant l'an mil, de nombreux échanges commerciaux étaient réalisés avec les commerçants arabes mais aussi de l'Ouest de l'archipel indonésien. Dans son Livre des merveilles de l'Inde, le capitaine persan Ibn Shahriyar rapporte le témoignage d'un marchand arabe du nom d'Ibn Lakis qui, en 945, voit arriver sur la côte du Mozambique un millier d'embarcations montées par des Waq-Waq qui viennent d'îles "situées en face de la Chine" chercher des produits et des esclaves zeng, mot arabe qui désigne à l'époque les habitants de la côte est de l'Afrique. Dans le conte Hassan de Bassorah (ou Hasan al-Basri), présent dans certaines éditions des Mille et Une Nuits, le héros part chercher son épouse dans les lointaines îles Wak-Wak. Dans sa traduction, Richard Francis Burton écrit une note sur ce nom mystérieux. Deux autres notes sur ces îles figurent dans l'édition revue et augmentée par Michel Léturmy, d'après la traduction d'Antoine Galland.
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